Cigarette électronique : quels sont les dangers et risques ?

La cigarette électronique n’est pas sans risque pour la santé. Le vapotage expose l’utilisateur à un aérosol pouvant contenir différentes substances, tandis que les produits contenant de la nicotine peuvent entraîner une dépendance. Certains effets potentiels sont aujourd’hui documentés, mais les conséquences d’une utilisation prolongée restent encore insuffisamment connues.

Cela ne signifie pas que toutes les cigarettes électroniques présentent exactement les mêmes risques. La composition du liquide, la présence ou non de nicotine, le dispositif utilisé, les conditions d’utilisation et la fréquence de vapotage sont autant de facteurs à prendre en compte.

Quels sont les dangers de la cigarette électronique ?

En France, l’Assurance Maladie rappelle que les produits de vapotage, avec ou sans nicotine, peuvent contenir des substances toxiques ou potentiellement toxiques et que leurs effets à long terme restent insuffisamment connus.

L’évaluation publiée par l’Anses en décembre 2025 a examiné les risques sanitaires associés au vapotage à partir des connaissances scientifiques disponibles. Elle identifie notamment des effets cardiovasculaires probables pour les produits contenant de la nicotine ainsi que des effets possibles sur les voies respiratoires, le système cardiovasculaire et la cancérogenèse.

Il faut toutefois distinguer plusieurs sources de risque. La nicotine et la dépendance qu’elle peut provoquer constituent un sujet différent de l’exposition aux substances présentes dans l’aérosol.

Nicotine : le principal risque est notamment la dépendance

Toutes les cigarettes électroniques ne contiennent pas de nicotine.

Lorsqu’elle est présente, la nicotine est une substance addictive. Une utilisation régulière peut donc conduire à une dépendance ou l'entretenir. Le ministère français de la Santé précise que les liquides de vapotage peuvent contenir ou non de la nicotine.

Il est donc important de vérifier le taux indiqué sur le produit plutôt que de supposer que toutes les cigarettes électroniques présentent la même teneur.

La présence de nicotine n’est cependant pas le seul élément à considérer lorsqu’on s’interroge sur les risques du vapotage.

Que contient l’aérosol inhalé ?

Une cigarette électronique chauffe un liquide afin de produire un aérosol qui est ensuite inhalé. Parler uniquement de « vapeur d’eau » serait donc inexact.

La composition varie selon les produits. Les liquides peuvent notamment contenir du propylène glycol, de la glycérine, des arômes et, selon la référence, de la nicotine. Il ne faut donc pas supposer que tous les e-liquides ont une composition identique.

Certaines substances peuvent être présentes dans le liquide avant son utilisation, tandis que d’autres peuvent se former lors du chauffage.

Dans son évaluation de 2025, l’Anses a notamment étudié plusieurs aldéhydes présents dans les émissions des produits de vapotage, parmi lesquels l’acroléine, le formaldéhyde et l’acétaldéhyde.

Le risque d’exposition dépend ainsi de plusieurs paramètres : composition du produit, dispositif, température de fonctionnement, fréquence d’utilisation et comportement de l’utilisateur.

Une cigarette électronique sans nicotine est-elle sans risque ?

Non. 0 mg/ml signifie que le produit est présenté sans nicotine ; cela ne signifie pas qu’il est sans risque pour la santé.

L’absence de nicotine élimine la nicotine comme source d’exposition, mais pas l’exposition à l’aérosol et aux autres substances pouvant être inhalées.

C’est une distinction importante lorsque l’on compare les produits. Pour comprendre uniquement la différence de teneur en nicotine dans la gamme Ezee, vous pouvez consulter les options Ezee à 0 mg/ml. Cette indication concerne la teneur en nicotine et ne constitue pas une allégation de sécurité.

L’Assurance Maladie indique également que des risques liés à l’inhalation de substances peuvent exister même lorsque les produits ne contiennent pas de nicotine.

Que sait-on des effets à long terme ?

C’est l’une des principales limites des connaissances actuelles.

Les cigarettes électroniques sont utilisées depuis beaucoup moins longtemps que les cigarettes de tabac. Les chercheurs disposent donc de moins de recul pour étudier les conséquences d’une exposition pendant plusieurs décennies.

L’analyse est également compliquée par le fait qu’une partie des utilisateurs de cigarettes électroniques fument ou ont fumé du tabac. Il peut alors être difficile d’isoler précisément les effets attribuables au vapotage de ceux associés à une exposition antérieure ou simultanée au tabac.

L’Anses souligne cette difficulté dans son évaluation des risques sanitaires. Les connaissances disponibles permettent d’identifier certains effets possibles ou probables, mais elles ne permettent pas encore de dresser un bilan définitif des conséquences d’un vapotage prolongé.

L’absence de données à très long terme ne signifie donc ni que des effets apparaîtront nécessairement, ni que le vapotage peut être considéré comme sans risque.

Cigarette électronique et cigarette de tabac : peut-on comparer les risques ?

Il faut éviter de confondre les risques propres au vapotage avec ceux du tabagisme.

La cigarette de tabac repose sur une combustion. La cigarette électronique chauffe un liquide sans combustion. Les deux modes d’exposition sont donc différents.

Selon l’Assurance Maladie, les effets sanitaires actuellement constatés pour le vapotage ne dépassent pas, en gravité ou en niveau de preuve, ceux associés au tabac fumé. Cela ne revient cependant pas à qualifier la cigarette électronique de produit sans danger.

L’utilisation simultanée de cigarettes de tabac et de produits de vapotage ne doit pas non plus être interprétée comme une réduction automatique du risque. Les autorités sanitaires françaises déconseillent le vapofumage prolongé.

Quels symptômes doivent conduire à demander un avis médical ?

Des symptômes peuvent avoir de nombreuses causes et ne doivent pas être automatiquement attribués au vapotage.

Un avis médical est notamment approprié en présence de symptômes persistants ou importants, par exemple une gêne respiratoire, une douleur thoracique, des palpitations, un malaise ou une toux inhabituelle qui persiste ou s’aggrave.

En cas de symptôme sévère ou brutal, il faut rechercher rapidement une assistance médicale plutôt que d’essayer d'en déterminer soi-même la cause.

Le ministère de la Santé indique également que les effets indésirables associés aux produits de vapotage peuvent être signalés aux autorités sanitaires.

Ce qu’il faut retenir sur les risques du vapotage

La réponse à la question du danger de la cigarette électronique nécessite donc plusieurs nuances.

Le vapotage n’est pas sans risque. Les produits contenant de la nicotine peuvent entraîner une dépendance, tandis que l’aérosol peut exposer l’utilisateur à différentes substances indépendamment de la présence de nicotine.

Les produits et leurs compositions ne sont pas tous identiques, et le niveau d’exposition dépend également de la manière dont ils sont utilisés.

Enfin, certaines conséquences potentielles sont aujourd’hui mieux documentées qu’auparavant, notamment grâce à l’évaluation de l’Anses publiée en 2025. Les effets d’une utilisation à très long terme restent néanmoins insuffisamment connus.

Une indication de 0 mg/ml doit donc être comprise pour ce qu’elle signifie : l’absence de nicotine déclarée dans le produit, et non l’absence de risque.

Sources et références

Les informations présentées dans cet article s’appuient notamment sur les recommandations et évaluations publiées par les autorités sanitaires françaises :